Sahel Peace Dialogues

The event, co-organized with Ronald Niezen, sought to connect peacebuilding efforts transnationally (Niger, Mali, Burkina Faso) and across tribes during our Sahel Peace Dialogues, held March 1-6, 2020 at McGill University’s Centre for Human Rights and Legal Pluralism in Montreal, Canada.
Throughout the Central Sahara and Western African Sahel region, the Tuareg, Fulani, Dogon, and Songhay tribes have long struggled over territory and resources, but increasing radicalization supported by Al-Qaeda and other Salafist groups has swept across their respective lands, taking numerous lives and undermining states.

States, along with international peacekeepers and local leaders and supporting NGOs, work to resist the pillaging of their people and resources by extremist movements, yet the violence continues. These efforts tend to be state or tribe-centric, whereas the jihadist groups operate in well-organized networks that transcend national and tribal lands.

The event sought to connect peacebuilding efforts transnationally (Niger, Mali, Burkina Faso) and across tribes during our Sahel Peace Dialogues, held March 1-6, 2020 at McGill University’s Centre for Human Rights and Legal Pluralism in Montreal, Canada.

Professors Ronald Niezen and Sarah Federman invited seven leaders from across the region for a week of dialogue and strategic exercises designed to augment their individual and collective efforts.

Based broadly on Herbert Kelman’s Problem Solving Workshops, we also engaged in conflict mapping, scenario planning, and simulations that allowed us to explore narratives about self and other. Drawing from his forthcoming book, #HumanRights, Niezen led a session on social media and new technologies as tools of resistance and accountability. Participants then designed social media campaigns aimed at deterring young people from radicalizing. Federman discussed conflict approaches based on her co-authored book, Introduction to Conflict Resolution. The meeting was conducted in French.

Participants told us the sessions offered them the opportunity to think differently about the conflict and strategies for intervention as well as to better coordinate their actions across the Sahel region. Relationships between the participants were strengthened and they are eager to return. We are now in the process of planning the next dialogue. We will continue to ensure inclusion of local women leaders and emerging youth leaders across the region.

Participants

Dr. Adal Rhoubeid, Special Ministerial Advisor to the President of Niger on matters of terrorism and radicalization.

Halima Amadou Sanda, General Director of the NGO, ONG-AFIS Niger, Aide et Formation pour l’Insertion Sociale (help and training for social integration)

Maiga Seydou-Kaocen, cyberactivist, former spokesperson for the Mouvement Nigérien pour la Justice.

Dr. Mariam Wallet Med Aboubakrine, former chair of the United Nations Permanent Forum on Indigenous Issues

Anatole France R. Pitroipa, PhD student, works with the interfaith organization, Union Fraternelle Croyant

Rahama Nantoumé, project officer at Think Peace, Preventing Radicalization in [Mali] Prisons.

Armel Sanhouidi, economist from Burkina Faso and a masters student in Global Affairs and Human Security at the University of Baltimore.

Thank You to Our Sponsors

A special thanks to McGill University’s Robin Rugenius, who worked out all travel details and many other pragmatics, Nandini Ramanujam for her support, and to our astonishing McGill law student assistants Jennifer Lachance and Marie-Denise Vane. We also greatly appreciate the contributions of Armel Sanhouidi who also worked as intern throughout the process.

Thank you to our advisors: Professors Donna Hicks, Daniel Shapiro, Darren Kew, Karen Ross and Dave Joseph.

Funding was generously provided by the Katherine A. Pearson Chair at McGill University and CICADA (Centre for Indigenous Conservation and Development Alternatives).

French translation available below / Version française ci-dessous

Version Française

Tout au long de la région du Sahara central et du Sahel ouest-africain, les tribus touareg, peul, dogon et songhay se débattent depuis des années pour préserver leurs territoires et leurs ressources, mais la radicalisation croissante soutenue par al-Qaïda et d’autres groupes salafistes a envahi leurs terres respectives, faisant de nombreuses victimes et en les forçant à se déplacer vers d’autres zones. Les États, ainsi que les soldats de maintien de la paix, les forces armées nationales, les dirigeants locaux et les ONG s’emploient à résister contre le pillage de leurs populations et de leurs ressources par des mouvements extrémistes, mais la violence continue.

Ces efforts tendent à être centrés sur l’État ou les tribus, tandis que les groupes djihadistes opèrent dans des réseaux bien organisés qui transcendent les territoires nationaux et tribaux. Nous avons cherché à relier les efforts de consolidation de la paix au niveau transnational (Niger, Mali, Burkina Faso) et entre les tribus lors de nos Dialogues de paix sur le Sahel, qui se sont déroulés du 1er au 6 mars 2020 au Centre des droits de l’homme et du pluralisme juridique de l’Université McGill à Montréal, au Canada. Les professeurs Ronald Niezen et Sarah Federman ont invité sept responsables au niveau des régions concernées pour une semaine de dialogue et d’exercices stratégiques destinés à accroître leurs efforts individuels et collectifs.

Sur la base des ateliers de résolution de problèmes d’Herbert Kelman, nous nous sommes également engagés dans la cartographie des conflits, la planification de scénarios et des simulations qui nous ont permis d’explorer des récits sur soi-même et sur les autres. En s’inspirant de son prochain livre, #HumanRights, Niezen a dirigé une session sur les médias sociaux et les nouvelles technologies comme outils de résistance et de responsabilité. Les participants ont ensuite conçu des campagnes sur les réseaux sociaux visant à dissuader les jeunes de se radicaliser. Par la suite, le Professeur Federman a partagé différentes approches de conflit sur la base de son livre co-écrit, Introduction to Conflict Resolution: Discourses and Dynamics. Il est à noter que l’ensemble des travaux se sont déroulés en français.

Selon les participants, les séances leur ont offert l’opportunité de penser différemment sur le conflit et sur les stratégies d’intervention afin de mieux coordonner leurs actions à travers la région du Sahel. Ils ont également déclaré avoir acquis de nouvelles compétences en matière de prévention de la violence et de consolidation de la paix.

Les relations entre les participants ont été renforcées et ils sont impatients de revenir. L’équipe s’attelle à planifier la seconde édition Dialogue qui devrait se tenir l’an prochain. A cet effet, l’inclusion des femmes dirigeantes et des jeunes leaders qui émergent dans la région sera renforcée.

Les participants

Dr Adal Rhoubeid, Ministre conseiller spécial du président de la république du Niger sur les questions de terrorisme et de radicalisation.

Halima Amadou Sanda, Responsable de l’ONG AFIS Niger, Aide et Formation pour l’Insertion Sociale

Maiga Seydou-Kaocen, PhD, cyber-activiste, ex-rebelle et ancien porte-parole du MNJ (Mouvement Nigérien pour la Justice)

Dr. Mariam Wallet Med Aboubakrine, ancienne présidente de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones

Anatole France R. Pitroipa, doctorant, travaille avec l’organisation interconfessionnelle Union Fraternelle des Croyants (UFC) de Dori, Burkina Faso

Rahama Nantoumé, Chargée de projet à Think Peace, Mali

Armel Sanhouidi, Économiste, étudiant Burkinabé en master, Affaires globales et Sécurité Humaine à l’Université de Baltimore, Etats Unis d’Amérique.

Un grand merci à…

Robyn Rugenius de l’Université McGill, qui a apporté un appui dans l’organisation du volet logistique, à Nandini Ramanujam pour son assistance, et à nos étudiantes assistantes en droit de McGill Jennifer Lachance et Marie-Denise Vane. Nous apprécions également grandement les contributions d’Armel Sanhouidi qui a également travaillé comme assistant stagiaire tout au long du processus.

Nos personnes ressources : les professeurs Donna Hicks, Daniel Shapiro, Darren Kew, Karen Ross et Dave Joseph.

Le financement a été généreusement offert par la chaire Katherine A. Pearson de l’Université McGill et le CICADA/CCDAA (Centre pour la Conservation et le Développement Autochtone Alternatif).

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